Le format Open XML est enfin dans le Référentiel Général d’Interopérabilité
Ca y est, c’est fait : le Référentiel d’Interopérabilité Général est là !
Interérabilité pour quoi faire ?
Voici les 10 bénéfices énoncés de l’intérêt de ce RGI :
- Améliorer la qualité des services fournis aux administrés
- Promouvoir les services en ligne en réduisant les délais de mise en oeuvre
- Maîtriser les coûts de développement et de maintenance
- Favoriser l'interopérabilité des systèmes d’information en respectant l’autonomie des acteurs
- Contribuer à l’ouverture des systèmes d’information dans leur écosystème (relations avec les citoyens et les entreprises et avec d’autres organismes publics)
- Adopter un langage et une sémantique communs lors des échanges d’information
- Diffuser les bonnes pratiques entre administrations européennes et converger vers un cadre d’interopérabilité commun
- Favoriser l’intégration et guider les administrations dans leurs choix de solutions
- Garantir la neutralité de l’administration en s’appuyant sur des normes et standards
- Favoriser la standardisation et l’innovation
Bons je vous l’accorde, de mon opinion, la description contenue dans le RGI – ici non incluse - de certains des objectifs est quelquefois un peu fumeuse et assez éloigné de la réalité technique, mais la bonne volonté est là. De plus on y retrouve l’essence même de tout RGI : échangeons ensemble !
N’oublions pas qu’il ne s’agit que de recommandations, en rien d’obligations. L’extrait du RGI est d’ailleurs assez éloquent à ce sujet : “Ces recommandations constituent les objectifs à atteindre pour favoriser l'interopérabilité. Les moyens d'y parvenir sont à la discrétion des responsables des SI de l'administration, en fonction de leurs propres enjeux, de leur planning et du rapport entre le coût de mise en oeuvre et les bénéfices attendus.”
De l’Open XML et OpenDocument dans le RGI
Les deux formats de documents bureautique sont cités dans le RGI, alors que seul OpenDocument dans sa version 1.1 l’était dans sa version brouillon de 2007. Les deux formats sont notés ‘En observation’ et ne sont donc pas encore des recommandations.
Pour OpenDocument, la raison est que la version 1.2 est toujours en cours de normalisation … depuis fin 2006 (!) et corrige enfin les problèmes critiques techniques et d’interopérabilité du format (Accessibilité, Formules et Métadonnées notamment). Le RGI indique une normalisation en 2009, mais il y a bien peu de chances que ce dernier soit ratifié avant 2010. Un format ISO – version 1.1 donc - qui commence à dater et qui ne respect pas vraiment les principes d’un format de document bureautique innovant et permettant de combler certains besoins essentiels que l’on peut attendre d’un document bureautique en 2009.
Concernant Open XML, l’argument avancé est que la version ISO – IS 29500 – n’est pas implémentée. C’est notamment Office 2010 qui inaugurera son arrivée sur le marché, sachant que la version ECMA est déjà implémentée depuis Office 2007 avec un support en lecture dans OpenOffice 3.0 et en écriture dans la future monture 3.2. So wait and see ! (Attention, le RGI fait sûrement référence à la version Stricte et non Transitionnelle, enfin ce sera sûrement une précision apporter lors de la prochaine révision du RGI).
Nuançons tout de même la réalité des deux formats dans la pratique. Autant la version ISO d’Open XML est ratifiée avec des implémentations en cours de réalisation de la part de plusieurs acteurs du marché, jusque là tout va bien. Autant OpenOffice implémente une norme qui n’est pas encore validée et qui pourrait être modifiée au besoin par l’ISO (quid de la compatibilité avec les documents créés par OpenOffice dans une version 1.2 non ISO ?). C’était déjà le cas en 2006 où OpenDocument 1.0 n’était que le reflet du format OpenOffice et non issu d’un échange des experts dans le domaines des formats bureautiques.
Je vous laisse consulter ce fameux RGI.
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