[Open XML] Un exemple parmi tant d'autres de la pauvreté de ODF et de sa spécification
Alors que l'on tente encore de nous faire croire qu'une spécification trop détaillée (enfin longue si on veut rester dans le vocabulaire de la polémique ...) est un frein et un sacrilège au monde de l'Informatique, des standards et du développement, n'oublierait-on pas de remettre en question celle d'ODF pourtant si courte, si parfaite et si géniale ! (sûrement manque t-il un site noodf.org ?)
Après avoir déjà longuement soulevé le point de la pauvreté de la norme OpenDocument dans plusieurs posts, forums et réunions AFNOR, Eric White nous offre un post qui illustre très bien ce fait : http://blogs.msdn.com/ericwhite/archive/2008/01/25/hashing-of-passwords-in-the-open-xml-file-format.aspx
Dans ce post, Eric conte son exploration de la spécification d'OpenDocument (et sûrement celle de ceux qui développent avec la norme ODF) pour comprendre comment devrait être implementé la fonctionnalité de la protection par mot de passe dans les documents ODF. Et l'exemple est saisissant de réalité :
Whao, non non vous n'avez pas manqué de texte, c'est tout ! Avec ce niveau de détail exécrable - et c'est le cas le mieux décrit concernant ce sujet, on ne parlera pas des autres sections - sur la façon de spécifier un mot de passe, qui ne reflète malheureusement que trop bien la teneur de l'ensemble de cette spécification et de beaucoup de fonctionnalités, certains osent encore parler d'interopérabilité et d'ouverture avec ODF. Est-ce que le mot de passe est mis en clair (pratique si c'est aussi le mot de passe du compte bancaire de la personne) ? Utilise t-on un algorithme de hashage ? Si oui, lequel ?
Bref vous conviendrez qu'avec autant de précision il n'est pas vraiment évident qu'un OpenOffice soit compatible avec un "OpenWord v1.2.3 Beta RC 2", ou "FreeOffice v0.1.2" ou alors l'interopérabilité est devenu l'art de regarder dans les sources des produits Open Source ? Quand on prone l'interopérabilité en brandissant la spécification OpenDocument, il ne faudrait tout de même pas confondre entre ouverture et interopérabilité. Si le premier est une condition du second, le second n'est pas la conséquence du premier.
Avec un tel manque dans la spécification ODF (sans parler du macro, formules, signatures numériques, accessibilité, etc) il n'est pas surprenant que le seul argument invoqué par les détracteurs de Open XML soit celui de la taille de la spécification. Car finalement, qui va lire la spécification ? Uniquement ceux qui en ont besoin ! Ceux là même qui implémentent le format dans des librairies ou des solutions, des développeurs, des architectes logiciel ou système, et qui ont besoin de détail, d'exemples et de complétude et pour qui une spécification de cette taille (taille toute relative en fonction des axes et du niveau de détail désiré par le lecteur) est loin d'être un obstacle.
Une spécification courte, non détaillée rend les implémentations difficiles et l'interopérabilité hasardeuse. Lorsque j'ai développé OpenXML4J en 2006, les 120 pages de spécifications m'ont grandement servi à comprendre le format et les implications techniques avec une liste de point de conformité à respecter en plus des schémas XML. Une documentation nécessaire qui a permis à OpenXML4J d'être compatible avec les API Microsoft et Office sans AUCUNE adaptation. Finalement, un standard avec une spécification détaillée est un standard fiable qui permettra de développer des solutions et produits fiables et interopérables. N'est-ce pas justement ce que l'on attend d'une norme ISO ?
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