vous avez échappé à ceci...
faire un édito n'est jamais facile. pour le dernier numéro de programmez je m'y suis repris à 3 fois ! voici à ce à quoi vous avez heureusement échappé... il s'agit de la v2...
La singularité, une vertu ? Se déguiser en Monsieur Futur ne va pas à tout le monde. J’avoue que le transformisme n’est pas mon meilleur rôle. Quelques éditeurs savent mieux le faire. Une singularité de ce travail de long terme, est que depuis des mois, on a l’étrange impression que seul Microsoft travaille et cherche de nouvelles voies. C’était le cas entre l’accord Microsoft Research et l’INRIA ou encore plus récemment durant les TechDays, le plus grand événement développeur en Europe ! Nous sommes réellement à une croisée des chemins. Le modèle actuel arrive à saturation : trop lourd, trop gros, trop complexe. Cela vaut pour le logiciel que pour le système. Les retards de Windows Vista et les délestages depuis 2003 ont suscité moqueries et inquiétudes. Une question titille alors mon cerveau bi-lobes. Comment est-on arrivé à cela ? À vouloir casser la sacro sainte loi de la compatibilité avec l’existant, notre Bill s’est fait tapé sur les doigts. Et donc, nos ouvriers systèmes ont du démonter les beaux planchers flambant neuf pour nous ressortir une construction relooké new age. L’Histoire nous apprend qu’un système existant ne peut briser la compatibilité, du moins, pas aussi abruptement. Mais alors, vous vous dites intérieurement, « mon dieu, comment faire ? Sommes-nous condamner ? ». Le doute m’habite. La sueur perle sur le front interrogatif. Heureusement, notre saint ange du futur nous rassure. « Gardez espoir, dans 5, 10, allez 15 ans maxi, on casse tout ». Microsoft travaille depuis plusieurs années sur un système radicalement différent : Singularity. Architecture micro noyau fonctionnant par des processus, basé sur des runtimes .Net. Au-delà de dire qu’il s’agit de recherches de Microsoft, il est intéressant de noter que Singularity, sa philosophie, est de fournir un système prédictible et surtout prévisible. Et c’est bien là, l’un des défauts majeurs de l’informatique d’aujourd’hui. Peut-on réellement compter sur son système ? La réponse est NON. Aucun système actuel ne peut être 100% prévisible. Or pour pouvoir concevoir des environnements critiques, par exemple des nanomachines dans le médical, impossible d’utiliser un système, un langage sur lesquels on aura des doutes. Bref, comment fournir une fiabilité certaine ? Avec l’architecture actuelle, difficile. À ce demander si l’informatique ne serait pas réactionnaire et non révolutionnaire. Dans le grand dossier du mois, sur le futur, il semble tout de même que les révolutionnaires existent toujours. Après reste à savoir s’il s’agit de révolutionnaires cherchant l’évolution douce ou s’il s’agit de révolutionnaires tendances rupture avec le passé. Sans forcément promettre le saint silice, l’informatique nous promet tout de même de belles évolutions ! Vivement mon ordinateur quantique avec traducteur universel, 24 heures d’autonomie, le réseau sans fil ultra haute vitesse, 2 To de mémoire vive et un disque dur entièrement en mémoire flash. François Tonic
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