Avec l’utilisation croissante d’internet de par le monde, le barrière des langues fait à nouveau jour au yeux du monde dans les contrées où elle avait pu sembler disparaitre.
Et si la solution optimale pour contrer ce problème est l’apprentissage des langues étrangères, force est de constater qu’avec plus de 2000 langues parlées dans le monde, être parfait panlinguiste est une véritable utopie.
Reste alors notre fidèle compagnon, l’ordinateur lui-même. Et force est de constater que depuis 50 ans, la traduction n’a eu de cesse de s’améliorer et de devenir plus abordable. De nos jours, des solutions gratuites existes, mais quel est leur degré de fiabilité ?
Pour mener l’enquête, j’ai étudié trois grands noms de la traduction gratuite en ligne : Systran (dont le moteur de traduction est par exemple utilisé chez Yahoo), Google et Microsoft.
Comparatif des solutions existantes
1. Systran
Systran est une société spécialisée depuis longtemps dans la traduction. Son domaine d’activité principal est surtout l’entreprise. En effet, c’est dans celle-ci que le besoin de traduction est le plus fort, et que l’on est le plus prêt à payer ! Un traducteur coûte cher, parfois très cher, et s’il était possible de s’en passer, au moins pour les travaux longs mais de faible importance, cela représenterait une économie importante.
Depuis peu, et pour se faire connaitre du grand public, Systran s’est aussi lancé dans la traduction en ligne. Et si la qualité de sa traduction en ligne ne vaut pas celle qu’il fournit de manière payante, elle reste malgré tout une référence dans le domaine.
2. Google
Chez Google, le web, c’est une histoire de famille. La barrière des langues, elle se fait ressentir tous les jours dans le produit phare de la maison : Google Search. Alors, on cherche des alternatives. Mais, chez Google, on n’a pas de personnes qui s’y connaissent vraiment en traduction. Qu’à cela ne tienne, on a de bons gestionnaire de base de données ! Et des pages webs, on en a des millions en stock ! Et certaines sont traduites en plusieurs langues….
Alors, on compare, on recoupe, on fait des liens, et on mets le tout dans une énorme base de donnée de traduction. Couplé avec un programme qui sait bien utiliser celle-ci, cela donne un résultat plutôt correct… à condition d’avoir de nombreux serveurs !
La méthode statistique est lente, et surtout peu ‘contrôlable’. On obtient parfois des résultats bien étonnants (‘Je viens’ => ‘I just’). Et si au début, la traduction était de qualité, elle s’est dégradé au fil du temps, le service devenant de plus en plus utilisé et la nécessité étant de ne pas ajouter trop de serveur à cette tâche.
La traduction, pourtant, reste correcte, et c’est même payé quelques amélioration au niveau du respect des détails comme la présence ou l’absence d’article, ou la conjugaison. Un peu d’analyse ne fait jamais de tort dans une soupe de statistique.
3. Microsoft
Microsoft est une grande entreprise. Le besoin de traduction en interne comme en externe (MSDN, …) est énorme. On a donc depuis belles lurettes développés ses outils en interne. La stratégie est simple : on limite le nombre de traducteurs en passant par l’anglais, et on se concentre sur l’analyse, pas sur le statistique.
Le résultat, très bon sur des documentations informatique, laisse parfois à désirer sur de la prose, mais le service s’améliore de jour en jour. Mais pas encore au point d’être un véritable outsider pour les autres concurrents.
Si dans le gros, Microsoft Translator comprend mieux la structure des phrases qu’un Google, il manque encore de finesse dans la traduction.
Comparatif des solutions existantes (récap)
Voici un tableau comparatif (de mes impressions) sur les différents services de traduction
| | Vocabulaire maîtrisé | Structure globale | Finesse de traduction |
| Systran | 7/10 | 7/10 | 6/10 |
| Google | 8/10 | 6/10 | 7/10 |
| Microsoft | 5/10 | 7/10 | 5/10 |
Outils (récap)
Au niveau des outils, chez Systran, on est plus axé logiciel. L’interface web existe, mais n’est pas très développée, ce n’est pas le but de l’entreprise.
Chez Google et Microsoft, on s’est orienté de manière plus efficace vers l’utilisateur. Google et Microsoft proposent désormais tous les deux des services de traduction ‘Sur la page’. Plus besoin d’aller sur un autre site qui devra télécharger à part et traduire la page de son côté, puis tenter de faire le lien entre le site et l’utilisateur : la traduction se fait directement sur la page.
Les modalités, elles, sont pour l’instant différentes. Chez Google, on mise sur la Google Bar pour faire le lien avec les utilisateurs. Chez Microsoft, on en est plutôt à proposer un widget à installer sur les pages des sites webs. Les deux approches sont intéressantes, restent à savoir laquelle se montrera la plus efficace…
Bien à vous,
Fremy