Cela faisait un bail que je n'avais pas avancé sur le sujet de la VAE, et pour cause : il m'a fallu de nombreux mois avant d'obtenir une réponse des universités que j'avais contactées.
Dans mon post précédent, je vous faisais part des moyens possibles pour financer votre VAE. Aujourd’hui, je voudrais présenter les problèmes que l'on peut rencontrer, à travers l'exemple de ma propre démarche.
Je dresse le tableau : je postule pour obtenir une licence alors que j'ai déjà un DUT en poche, pour valider une seule année d'étude uniquement, que je "troque" contre 8 ans d'expérience professionnelle.
J'ai été convoquée par les enseignants de l'université, qui tenaient à me rencontrer en face, avant de pouvoir se prononcer sur l'étape de recevabilité. Pour rappel, cette étape permet juste de dire en gros « en parcourant votre CV, il semblerait que votre profil soit ok, et corresponde à notre formation, vous avez notre accord pour travailler sur le mémoire afin de démontrer vos capacités ». J’ai donc pris un aller retour Paris-Montpellier pour aller leur présenter mon cas.
C’est avec toute l’humilité possible que je suis venue parler de mon expérience. En effet, il ne faut pas oublier que l’on s’adresse à des professeurs, qui sont habitués à apporter la connaissance aux autres, et que la moindre démonstration de fierté par rapport à mon parcours professionnel pourrait être très mal perçue et me condamner rapidement. En les observant, j'ai de suite compris que c'était la bonne démarche, et que c'est grace à mon humilité qu'ils ne m'ont pas mis dehors sur le champ...
Car il s'avère que les deux responsables que j'ai vus sont farouchement opposés (comme souvent...) au principe même de la VAE : « Donner un diplôme sur preuve des compétences, sans même avoir suivit les cours ? C'est un scandale ! »
Or, c'est une attitude illégale. Malheureusement, le préciser n'aide pas à les faire changer d'avis évidemment, puisqu'ils ne voient pas au nom de quoi ils braderaient leurs diplômes, alors que « l'école, c'est important, et qu'on y apprend des choses qui vous serviront toute votre vie même si ces choses ne s'appliquent pas à la vie professionnelle » !
J'ai même eu droit à « oui, effectivement, votre profil est bien plus élevé que celui de nos étudiants qui sortent avec leur diplôme ! Bien plus ! Mais ce n’est pas pour autant que... ».
Bref en gros, j'ai du batailler sévèrement. Au final, nous avons convenu d'un arrangement à l'amiable : ils vont me donner un travail personnel à faire (en plus de mon mémoire) à distance et en fonction de ça, ils consentent à suivre la loi, et à regarder mon dossier (car quand meme, j'ai un bon profil malgré tout)...
Bref, autant dire que je n'obtiendrais pas mieux.
Conclusion : ce n'est plus de la patience qu'il faut dans le cadre de la VAE, c'est carrément de l'abnégation... La suite au prochain épisode.
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